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Guinée : Les grandes réformes du colonel Mamadi Doumbouya pour le secteur minier

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Du 15 au 17 novembre 2022, la Guinée accueille le gotha mondial des entreprises et compagnies minières à l’occasion de la 7eme édition du Symposium Mines Guinée (SMG) autour de la thématique centrale : «Optimiser l’industrie minière pour catalyser le développement socio-économique de la Guinée ».

La conférence et exposition minière de Guinée, SMG, organisée par le Ministère des Mines et de la Géologie de la République de Guinée, en collaboration avec AME Trade Ltd. du Royaume-Uni est le plus grand évènement minier d’Afrique de l’Ouest et le deuxième du continent africain.

Ce rendez-vous désormais incontournable de l’agenda minier africain et international va regrouper cette année 800 délégués, près d’une centaine de conférenciers, 96 groupes miniers ou fournisseurs évoluant dans l’industrie minière et plus d’une trentaine de pays.

Se tenant dans un contexte de réformes tous azimuts conduites par le Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD), la 7eme édition du Symposium Mines Guinée (SMG) sera l’occasion idéale pour la Guinée, sous la conduite du Colonel Mamadi Doumbouya de redéfinir à l’endroit de ses partenaires miniers, les nouveaux paradigmes de la politique minière guinéenne axée notamment sur la redevabilité, la transparence, l’industrialisation, le contenu local, l’employabilité, etc… moins d’impact environnemental et le maximum de rentabilité pour soutenir un développement économique et social inclusif et durable de la Guinée.

La touche révolutionnaire du Colonel Mamadi Doumbouya qui va redynamiser l’industrie minière    

S’il y a un secteur dans lequel l’homme du 5 septembre a pesé de tout son leadership, pour imposer une nouvelle dynamique patriotique qui tienne compte des intérêts inaliénables du peuple de Guinée, c’est bien celui des Mines. Guidé par la fibre nationale patriotique et révolutionnaire amorcée en septembre 2021 pour la rectification institutionnelle, le Colonel Mamadi Doumbouya a réussi à travers la signature en mars 2022 de l’Accord-cadre tripartite entre le gouvernement guinéen, Winning Consortium Simandou (WCS) et Rio Tinto Simfer à relancer le plus gros projet minier d’extraction de minerai de fer et d’infrastructures en Afrique d’une bagatelle de 15 milliards de dollars US. Une prouesse pour le CNRD qui, en sept (7) mois de gouvernance a réussi là où ont échoué les régimes précédents.

L’un des exploits les plus retentissants de la gouvernance du CNRD amorcée le 5 septembre 2021, sous le leadership du Colonel Mamady Doumbouya aura été la signature de l’Accord-cadre tripartite pour la réalisation du projet Simandou. Un événement qui a fait la Une des médias du monde entier et qui traduit une avancée décisive pour la matérialisation de ce mégaprojet minier  qui, depuis des décennies a fait l’objet de beaucoup de spéculations. La signature de cet accord entre Winning consortium Simandou (WCS) qui détient l’exclusivité des blocs 1 et 2, Rio Tinto-Simfer les blocs 3 et 4 du Simandou et l’État Guinéen est sans nul doute l’une des plus grosses conclusions de cette première année de transition.

Mieux, le Colonel Mamadi Doumbouya a pesé de tout son poids pour que la poursuite du processus devant aboutir à l’exploitation du méga-gisement de fer soit conditionnée prioritairement par la défense des intérêts inaliénables du peuple de Guinée.

Mise en place du comité stratégique de suivi du projet Simandou Piloté par le Ministre directeur de Cabinet de la présidence Djiba Diakité  

Ministre Directeur de cabinet à la présidence de la République, Monsieur Djiba Diakité

Ministre Directeur de cabinet à la présidence de la République, Monsieur Djiba Diakité

Intransigeant et intraitable quand il s’agit de défendre la patrie et les intérêts de la Guinée, le chef suprême des armées va instituer un comité stratégique de suivi exclusif du projet Simandou. Conscient que l’aboutissement de ce mégaprojet hautement stratégique permettra à la Guinée de s’inscrire sur le chemin de l’émergence. Animé entre autres par le ministre Directeur de cabinet, Djiba Diakité qui en est le président et le ministre secrétaire général de la présidence, le Colonel Amara Camara, ce comité s’est mis à la tâche pour s’assurer de la mise en application de l’Accord-cadre tripartite.

Ouvert au compromis mais coriace en négociation, le Colonel patriote va renvoyer les protagonistes du projet à deux reprises à leur responsabilité en suspendant le projet et les activités sur Simandou.

Le principe tracé par le président de la transition est désormais clair : tant que la Guinée n’aura pas une visibilité et des garanties claires sur les retombées socioéconomiques du projet, qui lui permettront d’impulser son décollage économique et social à travers un bon contenu local, une dynamique industrielle, la création de milliers d’emplois directs et indirects et un impact maîtrisé sur l’environnement, il n’engagera pas sa responsabilité morale vis-à-vis du peuple et des futures générations, en bradant comme dans les régimes précédents les ressources minières du pays pour des intérêts égoïstes et des miettes. Il n’est plus désormais question qu’une compagnie minière impose ses règles à la Guinée. C’est désormais la Guinée qui dicte ses conditions pour l’exploitation de ses propres ressources minières.

La signature le 27 juillet dernier d’un second accord tripartite de création de la co-entreprise labellisée «la compagnie du Transguinéen» réunissant Rio Tinto-Simfer 42.5%, Winning consortium Simandou 42.5% et l’État Guinéen 15 % sonne comme la seconde grosse victoire du Colonel et représente une étape décisive dans le processus de mise en œuvre de ce mégaprojet. C’est un nouveau leadership que le chef suprême des armées avec le soutien de son ministre directeur de cabinet, président du comité stratégique de suivi du projet Simandou, son ministre secrétaire général et son ministre des Mines, est en train d’imprimer à la nouvelle politique minière de la Guinée, axé désormais exclusivement sur la transparence, la défense des intérêts du peuple de Guinée et la volonté affichée de passer d’une industrie minière d’extraction à une industrie de transformation.

Des négociations menées de main de maître

C’est le moins que l’on puisse dire, les autorités de la transition n’ont pas tergiversé pour mettre en avant les intérêts de la Guinée lors des négociations tripartites avec les partenaires miniers sur le Simandou. Les résultats sont à la hauteur des attentes.

  •  Sous le leadership du Colonel Mamadi Doumbouya la Guinée a réussi à négocier et obtenir dans le nouvel Accord-cadre, la création de la compagnie du Transguinéen qui garantit à la République de Guinée en plus de ses 15% des parts du minerai, une participation gratuite, non diluable et non contributive au capital du chemin de fer et du port à hauteur de 15%.
  • Alors que les conventions de base de Rio Tinto et de WCS stipulaient initialement que le chemin de fer et le port de Morebayah ne revenaient à l’État guinéen qu’après 35 ans d’utilisation, les négociateurs guinéens sont parvenus à convaincre les partenaires de mettre à la disposition de la Guinée, les infrastructures ferroviaires et portuaires dès la fin de leur construction et l’État guinéen s’engage à, en assurer la gestion durant toute la vie du projet.
  • La Guinée disposera également selon le nouvel accord, du chemin de fer dont l’utilisation à la base n’était prévue que pour le transport du minerai de fer dans les conventions de base de WCS et Simfer, pour transporter des produits agricoles, des personnes et des biens
  • L’Accord-cadre met également un terme aux incertitudes liées au démarrage de la production, en obtenant des partenaires un calendrier d’exécution très précis des projets avec des contraintes de pénalités majeures allant jusqu’au retrait, pur et simple du titre minier pour la société qui ne respecterait pas ses engagements. Ainsi, la construction des infrastructures ferroviaires et portuaires doit être achevée à la fin de 2024 pour une entrée en production en 2025.
  • En termes d’impact, le gouvernement entend s’assurer que les droits des communautés riveraines seront respectés. Un accent particulier a été mis dans le nouvel Accord-cadre sur le respect strict des normes environnementales, sociales, d’hygiènes, de santé et de gouvernance (ESG), pour les travailleurs, toutes les communautés affectées directement ou indirectement ainsi que sur la qualité des infrastructures qui seront construites
  • Dans le même ordre d’idées, s’agissant du contenu local, l’accord-cadre met en priorité la promotion des entreprises guinéennes et les compétences locales à compétences égales. Une disposition oblige ainsi les sociétés étrangères prestataires qui seront sélectionnées en cas d’absence de compétences locales sur un domaine spécifique, de se soumettre à l’obligation de mettre en place des joint-ventures avec des sociétés locales pour exécuter les travaux.

Le transfert de technologie et de savoir-faire n’ont pas été occultés dans cet accord. WCS et Rio Tinto Simfer s’engagent ainsi à faire du renforcement de capacités des jeunes Guinéens dans tous les domaines d’activité socio-économiques, une priorité.

Le Simandou, un enjeu de développement crucial 

Le « Transguinéen », chemin de fer d’une longueur de 679 km reliant la mine du Simandou à Beyla, à un port en eaux profondes, situé à Matakang, dans la préfecture de Forécariah, en Basse Côte va désenclaver tout le pays et connecter les zones rurales les plus reculées aux centres urbains et à la capitale Conakry. Ce qui fera du projet Simandou est un véritable accélérateur de développement socio-économique et permettra de développer l’agriculture, le commerce, d’accélérer la décentralisation, le développement du numérique, l’urbanisation, la lutte contre l’exode rural, l’immigration clandestine, etc…et fera de la Guinée un Hub de croissance et d’émergence sur le continent.

Colonel Amara Camara ministre secrétaire général de la présidence de la République

Colonel Amara Camara ministre secrétaire général de la présidence de la République

L’exploitation du méga-gisement de fer de Simandou est l’une des plus grosses opportunités qui s’est offerte à la Guinée depuis son indépendance pour amorcer de manière durable son développement socio-économique. Ce mégaprojet permettra à l’État guinéen de bénéficier des avantages spécifiques à chaque étape de sa réalisation, notamment en termes d’emplois, de contenu local et de revenus fiscaux en centaines de milliards de dollars qui vont doper le budget de L’Etat, booster le PIB et enclencher une croissance soutenue et permanente. Le « Simandou Project » sera ainsi un puissant levier avec un effet d’entraînement multiforme pour booster le développement socio-économique de la Guinée, en favorisant l’industrialisation et la production locale.

Les enjeux sont énormes pour la Guinée, et passer d’une exploitation minière primaire à une industrie minière de transformation demande une vision pointue, des cadres aguerris, une administration moderne et efficace rompue aux négociations, des experts avertis des fluctuations et tendances du marché mais aussi et surtout de la transparence et de la redevabilité afin de capitaliser toute la richesse pour l’amélioration des conditions de vie des Guinéens.

Le comité stratégique que le Colonel Mamadi Doumbouya a mis en place pour le suivi de la mise en œuvre de l’accord-cadre tripartite sur le projet Simandou devra non seulement s’assurer que les partenaires ne sont pas dans une dynamique spéculative mais dans une dynamique positive et accélérée de mise en route effective du projet. Ce comité devra également travailler sur la façon dont le projet Simandou va impulser de manière intégrée et cohérente le développement économique de la Guinée. Anticiper sur les projections pour ne pas être pris au dépourvu du boom minier qui en découlera. Notamment sur les contraintes énergétiques, infrastructurelles, de matières premières, d’urbanisation, d’hôtellerie, de tourisme… Le chef de l’État en fait un point d’honneur. Il souhaite ainsi léguer aux futures générations, une vision patriotique, une dynamique économique toute tracée vers l’émergence. C’est cet héritage indélébile que l’homme du 5 septembre souhaite transmettre aux futurs dirigeants.

Le Président de Guinée à la rencontre des notables

Quelques grands chantiers de réformes de la gouvernance CNRD

  • L’assainissement du cadastre minier à travers le retrait des permis non conformes est l’une des avancées significatives de l’amélioration de la gouvernance minière.
  • Transparence dans le secteur minier à travers la mise en œuvre de mécanismes de contrôle pour lutter contre les mauvaises pratiques dans le secteur minier guinéen
  • La promotion du contenu local
    Principal levier d’impulsion pour l’amélioration des conditions de vie des populations, notamment dans les zones minières, le colonel Mamadi Doumbouya en fait un sacerdoce. Désormais à compétence égale, la priorité revient aux nationaux
  • La Fixation du prix de référence de la bauxite
    C’est l’une des réformes phares de l’administration minière sous l’impulsion du chef de l’État, chef suprême des armées. La fixation d’un prix de référence de la bauxite a permis d’établir une formule standard de fixation du prix, basée sur les indices et références internationaux. C’est désormais cette formule qui va déterminer le prix de référence de vente de la bauxite à partir des ports minéraliers de la Guinée, adossé à la qualité de la quantité, du taux d’humidité et des frais de transport.
  • L’application stricte du code minier
    La violation répétée pour cause de corruption ou de laxisme des textes qui régissent l’industrie extractive en Guinée pendant les régimes précédents au détriment des intérêts de la Guinée appartient désormais au passé. La mise en application scrupuleuse de l’article 138 du code minier en est la parfaite illustration. L’article 138 du code minier guinéen dans son alinéa 2 consacre à la Guinée la possibilité de vendre l’équivalent de ses 15 % de parts de participation à tout projet minier implanté en Guinée. Sur instruction du président de la République, le département des Mines a notifié à toutes les sociétés minières que la Guinée exercerait dorénavant son droit, conformément aux dispositions du code minier guinéen. En application de ce levier, le département des Mines a réussi à mobiliser pour le premier trimestre 2022 près de 12 mille milliards dans les caisses de l’État, supérieurs aux 11 mille milliards que les douanes guinéennes vont mobiliser pour l’année 2022. Cela est à l’actif du président de la transition.
  • Le contrôle quantitatif et qualificatif des minerais exportés par les sociétés minières
    La nouvelle gouvernance minière impulsée par le CNRD sous le leadership patriotique du Colonel Mamadi Doumbouya est en train de mettre en place des mécanismes de contrôle quantitatif et qualitatif des ressources exportées par les sociétés minières. L’objectif étant de parvenir à une maîtrise totale de ressources minières exploitées afin de mettre définitivement un terme au pillage et au bradage des ressources minières de la Guinée.

Les 13 ports minéraliers du pays ont tous été placés sous le contrôle d’inspecteurs des mines qui déterminent les caractéristiques de chaque bateau minéralier qui rentre dans les eaux guinéennes et à l’issue du chargement du bateau, ces inspecteurs déterminent le tonnage exact qu’il contient et qui doit sortir du territoire guinéen. C’est sur la base de ses données fournies par ces inspecteurs que la douane détermine les redevances qui doivent être versées au trésor de la République de Guinée et permet par la même occasion de tenir une statistique fiable pour faire des projections, notamment en termes de revenus fiscaux.

Sur le plan de la qualité, le gouvernement de transition projette la construction d’ici 18 mois d’un laboratoire d’analyse d’échantillons de standing international dans la localité de Kouria à Coyah avec une capacité d’analyse de 1000 échantillons par jour. Ce qui offrira une capacité optimale de contrôle au département des mines pour surveiller toutes les sociétés minières. Ce laboratoire sera également au service des miniers et pourrait rapporter à l’État jusqu’à 5 millions de dollars par mois aux caisses de l’État ».

 Source : afrimag.net

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