Home A la une Opinion: « Aux délinquants de la communication » ( Par Aly Badara Akila )

Opinion: « Aux délinquants de la communication » ( Par Aly Badara Akila )

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Ce n’est pas pour rien que je ricane et prends par les pincettes ces histoires de liberté de la presse guinéenne, car d’une manière directe, quémander une liberté étant libre, c’est manifester un excès de boulimie libertine et incrédule. Et voilà le stade où nous sommes en ce moment. J’accepte d’être maigre de pensés mais pas chétif pour cautionner une presse qui en grande partie, fait figure de victime au moment où elle ne rate l’occasion de priver à de pauvres citoyens cette liberté qu’elle réclame sur tous les toits. Lorsque ça veut faire des victimes c’est une presse qui accepte la sale besogne ; quand des hommes tapis dans l’ombre, ne lésinent pas sur les moyens pour procéder aux  règlements de compte, c’est encore cette presse guinéenne qui accepte de se faire manipuler, lorsque ça trame des complots, c’est cette même presse qui accepte d’une manière ou d’une autre d’être instrumentalisée. Alors, si des hommes sont impérativement obligés de passer par la presse pour tenir la dragée haute à leurs adversaires, c’est parce que cette même presse qui réclame son indépendance, s’est déjà procurée de l’idéal, à savoir : le pouvoir et la tribune. Mais voilà, cupide et fragile, elle s’en sert à mauvais escient pour faire plaisir à la transition guinéenne. La presse guinéenne sera libre lorsqu’elle cessera d’être avide, affamée et mêlée dans de sales boulots. L’information ne doit pas piétiner notre dignité mais plutôt l’élever. Quand il s’agit de promotion, la carrière d’autrui ne vaut pas plus que la nôtre.
Tout comme notre vie n’est pas plus importante que celle d’autrui quand il s’agit de dénigrement. La presse guinéenne qui cherche à draguer les transitaires. 
 
Dans certaines occasions, il suffit de se taire pour être complice. Et, moi Akila, je n’accepterai en aucun cas d’être partisane de manœuvres cruelles et sordides, ignobles et malhonnêtes de certains cons-frères. Aussi, je ne partagerai guère a des chorégraphies rythmées aux cadences machiavéliques. C’est aussi ça, un journaliste, il faut l’assumer, parce que c’est une question d’honneur et d’éthique. Aujourd’hui, en Guinée, il suffit de parcourir certains médias pour donner raison a ceux qui la stigmatisent. Pour certains, sachez qu’on ne vous indexe pas totalement mais la plupart de vos articles et émissions qui ne font que des échos au quotidien, se sont assez soldés à des procès diffamatoires, et n’honorent en rien à votre crédibilité. Cette presse boursouflée, tarabiscotée et endommagée, de part l’imbécilité et arrogance de certains qui se livrent a des pratiques malsaines et hargneuses. On doit sortir de cette histoire de  » gombo », arrêtons de livrer des innocents a cette transition qui n’est venue que pour un petit moment. Cette transition est passagère. Que certains journalistes sortent de cette histoire fâcheuse et répugnante. C’est extraordinaire. Nous devons sortir dans tout ça. Une liberté prise en otage par des vociférateurs, des avides, vautours de l’information. Sortons de l’égocentrisme, la Guinée a besoin d’une presse immensément apaisée. Nous devons redescendre sur terre en tant que journaliste. Le CNRD n’a rien qui puisse faire la vie d’un journaliste, parce que c’est l’illégalité. Bon vent ! 
 
Aly Badara Akila, journaliste ! 
 
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