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Sénégal : une chanteuse arrêtée pour offense au chef de l’Etat, Macky SALL !

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À la suite d’une vaste traque, Amy Collé Dieng s’est rendue hier aux enquêteurs de la Division des investigations criminelles (DIC) qui l’ont « récupérée » au Plateau. Les enquêteurs de la DIC ont par ailleurs ouvert plusieurs procédures relatives à des propos ethnicistes diffusés sur les réseaux sociaux.

Les faits selon  » LIBERATION  »

Après ses propos orduriers, Amy Collé Dieng a tenté de jouer au chat et à la souris avec les enquêteurs de la Division des investigations criminelles (DIC) avant de tomber dans l’après-midi. Libération a pris connaissance des détails de cette traque faisant suite à un soit-transmis du Procureur pour recherche et arrestation de la chanteuse en perte de vitesse.

Tout d’abord, les enquêteurs se sont rendus à Yeumbeul au domicile familial de la chanteuse avant de se rendre compte que la maison a été vendue. Les investigations les conduisent ensuite aux HLM. Dans le domicile présenté comme celui d’Amy Collé Dieng. IIs y trouvent M.D, un Sénégalais vivant en Italie qui se présente comme le nouveau mari de la chanteuse. Celui-ci informe les enquêteurs que son épouse a quitté le domicile conjugal depuis mercredi. La DIC embarque M. D et reçoit entre temps les résultats des réquisitions de la Sonatel.

Le « bornage » du téléphone d’Amy Collé Dieng atteste qu’elle se trouvait à Bargny dans la matinée de mercredi puis à Mbour le lendemain. S’y ajoute qu’elle a communiqué avec son mari et son frère B.D, choriste de Youssou Ndour. Ce dernier est convoqué à la DIC. Les enquêteurs mettent la pression sur l’époux et le frère en les mettant face aux preuves scientifiques qui montrent qu’ils sont en communication avec la fugitive qui se trouvait dans la zone de Bargny avant de se rendre à Mbour.

Pour éviter de tomber sous le coup du délit de recel, ils révèlent que l’artiste s’est effectivement réfugiée chez sa tante qui habite Bargny avant de rallier Mbour. C’est accompagné de l’époux et du frère que les enquêteurs se préparaient à se rendre à Bargny lorsque Djiby Diallo alias Jack Bauer, sous-préfet de Dakar-Plateau, leur a révélé avoir revu un appel téléphonique de la chanteuse qui souhaitait se rendre. Car ayant appris que son frère et son mari étaient retenus à la DIC. Amy Collé a automatiquement quitté Mbour pour Dakar. L’autorité administrative a organisé la « livraison » au Plateau où elle a été discrètement interceptée et placée en garde à vue.

Pour sa seule défense, l’auteur de « Fans yi » a affirmé qu’elle n’était pas elle-même quand elle tenait ses propos. Et qu’elle était enceinte. N’empêche, elle est retenue dans les liens de la prévention.

Ce que dit la loi sénégalaise..

Si le Procureur retient les infractions d’offense au chef de l’État et l’injure publique, la chanteuse Amy Collé risque jusqu’à un emprisonnement de 2 ans ferme.

Le délit d’offense au chef de l’État est régit par la loi n° 77-87 du 10 août 1977 reprise par l’article 254 du Code pénal sénégalais.

Cet article dispose que « l’offense au Président de la République commis par l’un des moyens de diffusion publique (la radiodiffusion, la télévision, le cinéma, la presse, l’affichage, l’exposition, la distribution d’écrits ou d’images de toutes natures, les discours, chants, cris ou menaces proférés dans des lieux ou réunions publics, et généralement tout procédé technique destiné à atteindre le public) est punie d’un emprisonnement de six mois à deux ans et d’une amende de 100.000 à 1.500.000 francs ou de l’une de ces deux peines seulement ».

C’est une infraction logée dans la rubrique des délits contre la chose publique. C’est pourquoi le Procureur de la République, « avocat de la société », doit s’autosaisir en cas d’offense au chef de l’État.

Quant à l’injure, c’est un délit prévu par l’article 258 du Code pénal qui dispose que toute expression outrageante, tout terme de mépris relatif ou non à l’origine d’une personne, toute invective qui ne renferme l’imputation d’aucun fait est une injure ».

L’article 262 ajoute que l’injure sera punie d’un emprisonnement d’un à trois mois et d’une amende de 20.000 à 1 00.000 francs, ou de l’une de ces deux peines seulement.

 

Source :  Seneweb.com

 

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