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L’ANAIM, le talon d’Achille de l’administration minière? Appels persistants à plus de transparence

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Première Partie) Dans son dernier rapport exclusif sur le secteur minier, publié dans la deuxième quinzaine du mois de juin 2019, Natural Ressource Governance Institute (NRGI) colle à la Guinée la note «insuffisant». Et, parmi les trois grands aspects sur lesquels l’évaluation a eu lieu à savoir la Réalisation de la Valeur, la Gestion des revenus et les Conditions générales de gouvernance, la plus faible note est venue du dernier avec une performance estimée à seulement 35 sur 100.

L’Agence Nationale d’Aménagement des Infrastructures Minières (ANAIM), quoique pas directement couverte par l’évaluation, est invitée à plus de transparence, à s’inspirer de l’autre société d’Etat, la SOGUIPAMI (Société Guinéenne du Patrimoine Minier) dont les performances passent de 59 à 78 sur cent.

Dans le document de présentation dudit rapport, la mention suivante est consacrée à l’ANAIM: «Au-délà de la SOGUIPAMI, qui est la société d’Etat prise en compte dans cette évaluation en Guinée, il s’avère important…que le gouvernement et les autres partie-prenantes du secteur travaillent au renforcement des pratiques et standards de gouvernance et de transparence de l’Agence nationale d’aménagement des infrastructures minières (ANAIM)»

Cette mention faite dans le document distribué à la presse est renforcée par cet extrait d’une interview accordée par Hervé Lado, représentant résident de NRGI : «Oui, évidemment, il est souhaitable que les processus de transparence, de redévabilité et de participation qui s’améliorent au niveau de la SOGUIPAMI soient observables au niveau de l’ANAIM« .

Plus loin, Hervé Lado fait une offre à l’ANAIM si son administration veut vraiment aller à ces performances citées ci-haut. «Comme nous l’avons fait pour la SOGUIPAMI, nous restons à la disposition des sociétés d’état notamment l’ANAIM pour l’accompagner», dit-il.

Avant NRGI ce même appel à plus de transparence avait été lancé en quatre mois auparavant dans la décision de validation du pays par l’Initiative de Transparence dans les Industries extractives (ITIE).

Pourquoi ces remarques concordantes combinées à des grèves vites étouffées à l’interne, ne pousse pas les autorités au plus haut niveau à s’intéresser davantage au fonctionnement l’administration de l’ANAIM ?

En attendant la réponse à cette interrogation, notons simplement que les activités de cette agence juteuse vont au-delà du secteur minier avec des engagements quasi-fiscaux. Ses revenus, selon un document officiel dont nous disposons une copie, sont censés être dix mille fois plus élevés que ceux de la SOGUIPAMI.

A suivre…

Source : guinee114.com

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