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La zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) : un vieux projet relancé par Alpha Condé

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A tout seigneur, tout honneur ! Au moment où l’Afrique a rendez-vous avec l’histoire, ce dimanche 07 juillet et demain lundi 08 juillet 2019, à Niamey où pas moins de 31 dirigeants du continent sont attendus, pour signer l’acte de naissance de la » Zlecaf » (zone de libre-échange continentale africaine), c’est le lieu de rendre un hommage appuyé au Chef de l’Etat guinéen, le très panafricaniste Alpha Condé.

C’est lui, et non pas quelqu’un d’autre, qui est en réalité, le principal artisan de la Zlecaf. Oui, il a bien fallu que l’ancien président de la FEANF, devenu président dans son pays, la Guinée, passé président en exercice de l’Union africaine en 2017, ressuscite en 2012, un vieux projet qui était recouvert de poussière dans les tiroirs de l’organisation continentale, pour que ce projet fasse son chemin et devienne enfin une réalité aujourd’hui.

La Zlecaf, est l’un des étendards de l’agenda 2063 de l’Union africaine. Il était en discussion depuis 2012 et vise à créer un marché commun de 1,2 milliard d’habitants, dont le PIB cumulé avoisinerait 2 500 milliards de dollars.

En janvier 2016, le président du Niger, Mahamadou Issoufou, avait été chargé par ses pairs de mener les travaux de consultation sur ce projet.

Les négociations entamées depuis le 30 mai, date officielle du lancement de la Zlecaf, vont donc se poursuivre à Niamey afin de permettre le lancement de la première phase opérationnelle de la zone de libre-échange. Vendredi, les ministres des Affaires étrangères ont choisi Accra, au Ghana, pour abriter le siège du secrétariat général (l’Égypte, Kenya, Ghana, Madagascar et eSwatini (ex-Swaziland) étaient candidats. Les statuts, les cadrages budgétaires et de financement du secrétariat général seront au menu des discussions des chefs d’État et de gouvernements.

Le principe de la Zlecaf étant d’éliminer d’ici cinq à dix ans les droits de douane sur un ensemble de produits représentant 90 % des lignes tarifaires, les pays membres devront ainsi remettre leur liste de produits dédouanés, dit non-sensibles, et se mettre d’accord sur les règles d’origine, c’est-à-dire les critères permettront de savoir quelle proportion d’intrants africains est nécessaire pour qu’un produit soit considéré comme made in Africa.

Mosaiqueguinee.com avec Jeuneafrique.com

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