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Compte rendu de la Gestion des Travaux Publics : voici l’exposé du Ministre Naité…

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Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement,

Mesdames et Messieurs du Corps Diplomatique et Consulaire,

Mesdames et Messieurs les Représentantsdes Partenaires Economiques et Financiers de la République de Guinée,

Mesdames et Messieurs les anciens Ministres en charge des Travaux Publics,

Mesdames et Messieurs les Cadres du Ministère des Travaux Publics,

Mesdames et Messieurs les journalistes et professionnels des Médias,

Distingués invités,

Mesdames et Messieurs,

Je vous remercie tous d’avoir bien voulu honorer de votre présence l’invitation que vous a adressée le Ministère des Travaux publics.

Le cadre ou le but de cette intervention n’est point un bilan de ma mission au Ministère des Travaux Publics. A l’occasion de mes 100 premiers jours passés au département, j’en ai largement eu l’occasion et, surement, je serai encore amené à le faire avant la fin de ma mission.

Aujourd’hui, il s’agit de nous soumettre au grand oral exigé par son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat. Il s’agit de présenter aux puissants relais, représentés par les médias, le travail important effectué par le Ministère en charge des Travaux Publics, depuis l’avènement du Professeur Alpha Condé en 2010.

Evidemment,vous conviendrez avec moi que,dans les faits,tout au moins pour le secteur des Travaux Publics,l’action du Gouvernement a démarré en 2011.

Il s’agit en réalité de nous adresser directement aux populations pour leur permettre à la fois de comprendre et d’apprécier le chemin parcouru, après l’avènement de la troisième République. Comme vous le constatez, l’enjeu est immense.

Nous sommes d’autant plus honorés de faire cet exercice que ce dont il s’agit n’est pas seulement un banal exercice de communication ; ce dont il s’agit, c’est notre capacité à démontrer que nous savons rester méthodiques, organisés, cohérents et rigoureux dans notre volonté de bâtir des infrastructures routières modernes pour la Guinéeavec la ferme volonté du Président de la République, Chef de l’Etat, d’en faire un pays émergent.

Mesdames et Messieurs les journalistes,

Chers invités,

S’il y a quelque chose qui caractérise certains de nos compatriotes, c’est cette forme d’amnésie sélective qui, heureusement, ne saurait résister aux faits que nous allons vous exposer.

Globalement,et pour toucher concrètement le sujet qui nous réunit tous ici,notre démarche vise à répondre à quelques questions incontournables dans le secteur des Travaux Publics : d’où venons-nous ? Qu’avons-nous fait exactement ? Où allons-nous ?Enfin, en matière d’infrastructures gérés par le Gouvernement à travers le Ministère des Travaux Publics, quelle est la vision du Président de la République, le Pr Alpha Condé ?

Mesdames et Messieurs les journalistes,

Chers invités,

Il ne saurait y avoir de réalisations concrètes et durables, sans vision.

Il y a quelques jours, j’étais invité à une conférence sur le tourisme, organisée par une association de jeunes guinéens.Les préalables forts évoqués dans leur note pour apprécier le développement du tourisme chez nous étaient le manque de volonté politique et les moyens de financement du secteur.Les analyses évoquaient directement ce qui n’est pas fait ou devrait être fait par le Gouvernement. Personne, parmi ces participants méritants, ne s’est posé la question de savoir mais d’où venons-nous ?En 2010, quelle était la situation du pays dans ce secteur ? Ce questionnement sur le « d’où venons-nous ? » ou encore sur le « quelle était la situation en 2010 ? » devrait pourtant être le préalable lorsque nous voulons analyser objectivement l’état du pays aujourd’hui, et cedans tous les secteurs.

Si ce questionnement n’est pas fait, si cet état des lieux de 2010 n’est pas fait, nous nous poserons les mauvaises questions et, bien entendu, nous ferons des analyses biaisées qui ne tiendrons pas compte des erreurs et des leçons du passé.

« D’où venons-nous ? » Ce questionnement requiert de notre part des statistiques, des chiffres, une mise en évidence de la réalité des choses pour nos conclusions.

1958 à 2010 : D’où venons-nous ?

Mesdames et Messieurs les journalistes,

Chers invités,

Sous la Première République, de 1958 à 1984, le Réseau Routier National, de la situation laissée par l’administration coloniale à la prise en main de notre pays, est passé de 10.143 Km à12.753 Km toutes catégories construites dont des routes nationales bitumées, des routes en terre moderne etc. L’on retient qu’environ 1 124 Km Routes Nationales ont été bitumées ; 262 km de Routes en Terre moderne construites et le développement des grands ouvrages de franchissement pour 970 ml.

Le développement des infrastructures routières était soutenu par des projetsdes partenaires au développement avec l’ouverture de plus de2,000 km de route en terre et la mise en place de brigades organisées pour le suivi et l’entretien du réseau. Il ressort de cettepériode qu’en 1984,60% du réseau était dégradé.

Sous la 2eme République de 1984 à 2010, le réseau routier a connuaussi un développement et a bénéficié de 2 grands projets routiersnotamment le 3e projetde la Banque Mondiale.Ce qui explique les travaux de1 131 Km de semi réhabilitation et de471 Km réhabilitation comme sur l’axe Conakry-Mamou et la réhabilitation de quelques voiries.

Toujours sous la 2eme République, il y a eu le 4è projet routier de la Banque Mondiale avec la constructionde 400 km de route notamment sur l’axe Mamou Dabola Kouroussa Kankan. Ce projet a également apporté une amélioration du réseau avec la construction de grands ouvrages pour environ 1 415 ML.

Ce 4è projetdont la préparation a débuté en 1988, a effectivementcommencé en 1992 et a pris fin vers 1998 pour un total 410 km ; ceci peut vous édifier sur le processus devant conduire à la réalisation d’un projet routier.

Paradoxalement à la fin 2010,le réseau présentait un taux de dégradation extraordinairement élevé.

En effet, en 2010/2011 à l’avènement du Professeur Alpha Condé et donc de la 3eme République, plus de 81% du réseau routier revêtu étaient en mauvais état et une bonne partie en dégradation avancée. Ce sont des chiffres et des données du Bureau Stratégies et Développement et de la Banque de Données Routières du Ministère des Travaux Publics. Même de façon réelle et visuelle, l’état des voiries de nos villes et des Routes Nationales, dès 2010, prouvent à suffire ce pourcentage que je voudrais vous prier de garder à l’esprit.

Cet état de dégradation avancée peut s’expliquer par la suppression des brigades et des mécanismes d’entretien mis en place par sous le 1er régime d’une part et d’autre part par le non dimensionnement et l’augmentation du trafic à partir des années 90 et 2000.

En résumé, en 2010/2011, le Président de la République a hérité d’un réseau routier dégradé à plus de 81% ; très peu de voiries urbaines étaient construites et nous avions une densité routière en dessous de la moyenne sous-régionale.

 

2010, le Renouveau

Distingués invités,

Mesdames et Messieurs,

Face à cet état des lieux peu reluisant, il fallait revoir la politique de développement des infrastructures et asseoir des organesde gestion et de fonctionnement plus structurants et des réformes fortes pour lancer une nouvelle dynamique.

Sous la conduite du Président de la République et des différents Premiers Ministres, les Ministres en charge des Travaux Publics ont pu redéfinir une stratégie globale de développement axée sur la réorganisation des structures, des maitres d’ouvrage, de la protection de nos infrastructures, de la gestion des ressources, des modes de financements etc…

Par exemple, la maîtrise d’ouvrage de toutes les routes et voiries urbaines est ramenée au sein du Ministère en charge des Travaux Publics ; des Directions Nationales spécialisées sont créées afin de limiter au maximum les conflits d’attributions et le gaspillage financier qui en découle ; de nombreuses réformes institutionnelles et organisationnelles ont été faites et notre pays s’est, peu à peu, conforméaux normes régionales notamment en matière de protection du réseau routier avec l’adoption de la Loi portant protection du patrimoine routier.

De nouvelles stratégies globales d’entretien routier basée sur une prépondérance accordée à la protection du réseau ont été adoptées avec notamment le renforcement progressif de l’armature routière nationale à travers la mise en œuvre de solutions techniques évolutives adaptées.

Les réformes ont été aussi portée sur la création d’un cadre propice pour l’utilisation des financements privés pour la réalisation des infrastructures routières à travers le partenariat public-privé (PPP) avec l’adoption de la Loi N°2017‐32 du 4 juillet 2017.

Le renouveau souhaité et lancé par le Président de la République, Chef de l’Etat entend remettre au cœur du développement des infrastructures routières, le développement économique avec la prise en compte des pôles de compétitives lorsque l’on sait que la route absorbe plus 90% du trafic à l’intérieur de notre pays avec le déplacement des commerçants, des populations etc… Il s’agit aussi de remettre au cœur de la vision, l’attractivité de nos potentiels portuaires, industriels, agricoles et miniers.

Cette Renaissance a demandébeaucoup d’investissements engagés et ou mobilisés depuis 2011. Au moins 2,200 milliards de dollars ont été investis dans le développement des infrastructures routières sous la 3eme République. Les différents Ministres en charge des Travaux Publicsont mis au cœur de la stratégie, l’emploi des jeunes avec la composante HIMO. Sans se tromper, l’on pourra dire que plus de 320.000 emplois temporaires directs ontété pourvus depuis 2011 uniquement avec les travaux routiers. Ce chiffre est forcément en deçà de la réalité économique engendrée par la politique des grands travaux lorsqu’on sait que sur le long des axes objet des travaux, se développe une économie locale de chantier.

Mesdames et Messieurs les journalistes,

Chers invités,

Les nouvelles orientations stratégiques soutenant le renouveau en 2010 ont permis aux différents gouvernements de répondre aux besoins réels et concrets non seulement des populations mais aussi et surtout de la vision portée par le Président de la République.

C’est le lieu de rappeler tous les efforts et le travail gigantesque fournis par les différents Ministres en charge des Travaux Publics depuis 2011. C’est une fois à l’intérieur des choses et aux affaires, que l’on se rend compte du travail accompli. Chers aînés, chers prédécesseurs,je vous remercie énormément,car sans ce que vous aviez fait ou entamé, la dynamique actuelle ne serait pas à ce niveau d’espérance que les populations expriment.

2011 vers 2020 : Qu’avons-nous fait ?

Mesdames et Messieurs les journalistes,

Chers invités,

Je vous avais expressément demandé de garder à l’esprit les+81% de dégradation du réseau routier à la fin 2010. C’est le moment de le ressortir et de le mettre à côté de tout ce qui va suivre.Ce taux de dégradationest important pour comprendre, apprécier à sa juste valeur ce qui a été fait et ce qui se fait depuis 2011.

En effet, en Juillet 2012, le Président Alpha Condé déclarait au Journal« Jeune Afrique » que dans notre pays « tout est à reconstruire ». Il n’avait pas tort ; en tout cas pas dans le secteur des infrastructures routières.

Au regard de l’état du réseau routier, la priorité pour le nouveau régime était de remettre en état ce qui était très importantdans l’existant avant de se lancer dans de nouveaux projets. On ne peut pas abandonner l’existant dégradé et commencer de nouvelles constructions. Les ressources disponibles à l’époque ne permettaient pas non plus de faire les deux simultanément.

Pour le comprendre davantage, il y a lieu de nous remettre dans la situation macroéconomique de 2011/2012/2013. Nous savons tous ici la crédibilité et la capacité du pays en 2011à attirer les financements y compris sur quelques années après,le temps de retrouver la stabilité macroéconomique et l’attraitdes bailleurs de fonds.

C’est pourquoi, dans l’urgence, le Gouvernement a donc mis l’accent sur les grands travaux de réhabilitation et de reconstruction du réseau. Mais au regard dutaux élevé de dégradation, il fallait faire des choix judicieux et utiles sur les tronçons à réhabiliter et ou à reconstruire. Par exemple, les critères ont portésur le degré de dégradation, l’importance de la route dans l’économie nationale et sous régionale, le degré de fréquentation des routes, autrement dit le débit de la circulation.

Avec ces critères, nous avons réhabilité et/ou reconstruit (ou les travaux sont encore encours ou vont démarrer pour certains), plus de 2000 km de routes nationales dont :

en réhabilitation :

  • RN1 Dabola-Kouroussa (150 km),
  • RN1 Coyah-Friguiyagbé (38 km)
  • RN1 Friguiyagbé-Sougueta (70 km)
  • RN1 Sougueta-Mamou (83 km)
  • RN1 Mamou-Dabola (145 km)
  • RN2 Seredou-N’Zérékoré (135 km)
  • RN2 Mamou-Faranah (185 km)
  • RN3 Boffa-Kolabounyi (96)
  • RN5 Mamou-Labé (150 km)
  • RN7 Kankan-Mandiana (100 km)

Et en reconstruction :

  • RN1 Coyah-Mamou-Dabola (370 km)
  • RN1 Dabola-Cissela (68,06 km)
  • RN1 Cissela-Kouroussa (82,94 km)
  • RN2 Kissidougou-PK63 de Guéckédou (63 km)
  • RN2 Kissidougou PK63-Guéckédou (18,5 km)
  • RN2 Guéckédou-Kondébadou (35 km)
  • RN4 Coyah-Koulété (35km)
  • RN4 Koulété-Farmoreah (40km)

Je voudrais ici mettre l’accent sur ce que j’appelle « l’anomalie guinéenne » qui impose justement le questionnement sur le « d’où venons-nous ? ». Lorsque vous regardez les +2000kmde routes réhabilitées et/ou reconstruites, l’on est en droit de se dire qu’en réalité, ces +2000 km devraient être 2000km de nouvelles routes nationales construites ailleurs dans le pays.

Pour illustrer mes propos : nous prenons souvent l’exemple du Sénégal ou de la Côte d’Ivoire et nous aimons comparer les travaux routiers entrepris par les Présidents Macky Sall ou Ouattara à ce qui se fait chez nous en Guinée. Mais, nous ne nous demandons pas ce que ces dirigeants ont trouvé sur place en venant au pouvoir. Les fondamentaux routiers existaient et s’ils étaient abimés, ne l’étaient pas à plus de 80%. Si l’un avait hérité d’un réseau en bon état et a pu continuer aisément avec la construction de nouvelles autoroutes parce qu’il n’avait pas besoin de réhabiliter ou reconstruire les axes principaux avec les ressources disponibles ; l’autre pouvait construire de nouveaux ponts à péage à Abidjan parce que l’existant le permettait.

Ici, regardons où nous étions en 2010 dans ce secteur ?Prenez l’axe Coyah Mamou Dabola sur la Nationale 1. C’est le cordon ombilical le plus important du réseau. A l’évènement du Président Alpha Condé, quel était son état ? Avait-il besoin d’être réhabilité ?C’est important de creuser cette réflexion et de poser le débat aussi dans ce sens.

Par ailleurs, près de 250 km de voiries urbaines ont été réhabilitées la majorité dans la Capitale qui en avait grandement besoin et à Siguiri et Kankan à l’intérieur du pays.De plus,plus de 1100 km de routes préfectorales ont été entretenues et ou réhabitées.

Ensuite, dès lors que notre pays a retrouvé meilleure fortune avec une confiance retrouvée dans les bailleurs de fonds, le Gouvernement a pu mobiliser les recettes intérieures et les financements extérieurs pour lancer destravaux de construction de nouvelles routes et de voiries à travers tout le pays.

C’est ainsi que depuis 2011, de nombreux axes sur les routes nationales sont construites comme la RN5 avec Koumandji-Manda Sintourou, Komba-Boumehoun bretelle kounsitel Gaoual, la RN30 Siguiri-Kintigna (30 km) ou encore la RN1 Km36-Coyah (17,5 km). Certaines sont en cours et pour d’autres, le financement est bouclé ou les contrats sont signés.

 

Il faut dire que si, dans les réhabilitations, seule essentiellement celles de Siguiri et de Kankan ont connu des travaux de réhabilitation et de reconstruction, c’est pour vous dire qu’en général, il y avait que ces villes qui disposaient de réelles voiries construites avant 2010.

C’est pourquoi, le Président de la République a voulu que les grandes villes de notre pays disposent de voiries urbaines construites et bitumées. En plus de Siguiri et Kankan, nous avons désormais une bonne partie de la voirie de tous les grands centres urbains construits, en cours ou qui seront bientôt construits. Il faut noter que c’est un des gros acquis dans le secteur des travaux publics. Les populations locales disent souvent d’ailleurs :« Nous n’avons jamais vu de goudron avant Alpha Condé ».Il faut noter également que la volonté du Chef de l’Etat de procéder à une célébration tournante de la fête nationale a permis de faire avancer les voiries urbaines de nos villes. Au titre des travaux réalisés dans les grands centres urbains, en cours ou à démarrer, nous pouvons citer : Mamou : 15 km, Dalaba : 12,6 km, Kindia : 12 km, Télimélé : 10 km,Labé : 15 kmPita : 13 km, Kouroussa : 15 km, Siguiri : 20 km, Kankan : 33 km,Mandiana : 5 km, Kérouané : 5 km, Beyla : 12,6 km, Lola : 12 km, Gueckédou : 10,6 km,N’zérékoré : 30 km, Baro : 8,5 km.On peut également citer 15 km pour Boké/Boffa, Coyah/Forécariah : 20 km et pour Kissidougou, Faranah, Dabola,Dinguiraye, Kouroussa, Siguiri, Mandiana et Kérouané un linéaire total de 52 km.

Un accent particulier a été mis sur la Capitale Conakry avec la réhabilitation non seulement de la voirie mais aussi la construction de nouvelles d’environ 88 km depuis 2011.

Je rappelle que les travaux concernent ce qui a été déjà fait, ce qui se fait actuellement ou ce qui a démarré ou encore les travaux dont le financement est bouclé et ou les contrats signés et seront lancés dans les mois qui arrivent. C’est important de le signaler.

Par ailleurs, les différents projets d’entretien, de réhabilitation et de constructionde ponts et autres ouvrages de franchissement ont permis de relier, de désenclaver nos territoires et de fluidifier la circulation et rapprocher les populations des différentes régions. Par exemple, sur l’axe Komba-boumehoun bretelle Kounsitel Gaoual, 7 Ponts ont été construits pour 340 ML ; sur l’axe Kouramandji-Manda Sintourou, 2 Ponts pour 60 ML.Vous pouvez également noter le pont de Kaaka à Coyah de 130 ML.

Juste pour vous situer sur l’envergure des ouvrages de franchissement, uniquement sur le tronçon Coyah-Mamou-Dabola, environ 23 ouvrages de différentes tailles sont prévus.

Sur les routes préfectorales, il a été construitaussi plus de 2600 mètres linéaires de ponts.

Ici, je voudrais mettre l’accent sur les 4 échangeurs (km36, Kagbelen, Hamdallaye et Bambeto) qui seront construits dans le cadre de la voirie de Conakry et dont les travaux vont bientôt démarrer et les ponts de désenclavement dans Conakry à Kakimbo, Kironthie, Demoudoula, Kissosso et celui de Kassonyah dans le cadre d’un projet hollandais.

Mesdames et Messieurs les journalistes,

Chers invités,

A ce jour et en comptant les travaux en cours, lancés ou à démarrer, le Réseau Routier National passe de 43.348 Km à 50.941,96Km soit 5.638,91 Km de Routes en plus toutes catégories sans les kilomètres engloutis dans les travaux de réhabilitations et de reconstruction.

Sous la 3ème République, nous pouvons récapituler le développement des infrastructures ainsi qu’il suit:

  • Routes Nationales Bitumées construites/reconstruites : 1136,67 Km
  • Voiries Urbaines Bituméesconstruites: 540,45Km
  • Routes Préfectorales et Communautaires : 4066,11 Km
  • Routes Réhabilitées 2366,18 km
  • Ponts sur les Routes PC: 2690,3 ml
  • Ouvrages de Franchissement : 3215ml
  • Dalots: 158 Unités
  • Bacs et Ponts Secours: 23 et 5 Unités

En avril 2018,selon le Système VIZIROAD, environ 20,26% de dégradation sont constatés sur le réseau routier et lorsqu’on va prendre en compte tous les travaux, ce taux va logiquement baisser.On retient également l’augmentation substantielle du bitumage de nos voiries urbaines et la construction d’ouvrages de franchissement sans compter la reprise effective et sérieuse des travaux d’entretien courants et périodiques de nos routes toutes catégories confondues.

Comparatif : 1958-2010/2011-2020

Chers Professionnels des médias,

Pour évaluer l’efficacité et la performance d’un Gouvernement en matière de réalisations, il est indispensable de se référer aux calculs statistiques ; lesquels permettent de sortir avec précision, le rendement de sa périodede gestion. Le comparatif qui s’affiche devant vous, montre clairement, ce qui est fait en 8 ans ou aura été fait en 10 ans et ce qui a été fait en 24 ans et en 26 ans. Je n’en dirai pas plus et je vous laisse tirer les conclusions vous-mêmes.

Aller plus loin : A quoi travaillons-nous ?

Mesdames et Messieurs les journalistes,

Chers invités,

Des instructions fermes du Président de la République ont conduit chacun des Ministres qui ont administré ce Département à penser et inculquer de nouvelles dynamiques pour accélérer le développement de nos infrastructures routières.

Ces nouvelles dynamiques sont portées par la construction de nouvelles solutions de financement des projets et des travaux. Tout ceci est soutenu par la loi sur le Partenariat Public Privé qui, dans notre secteur, permet notamment de faire construire les infrastructures par des financements privés. Ces nouvelles formes de portage des projets présentent divers avantages dont le financement et la gestion privés, la réalisation dans des délais relativement courts ou encore peut faire supporter le coût de réalisation essentiellement par les usagers.

Cependant, même avec cet outil législatif de financement innovant, il existe des préalables forts que nous devons inculquer et qui devraient permettre à notre pays de faire un grand bon dans le développement de ses infrastructures.

Au nom de ces préalables forts, trois me semblent impératifs :

  • Stabilité Sociopolitique/Sécurisation des infrastructures: il nous faut donner aux investisseurs la garantir de sécuriser et de préserver ce qui est construit ou sera construit ;
  • Croissance Economique/Stabilité Macro-Economique: il nous faut montrer aux bailleurs que notre pays, de par sa croissance économique soutenue, peut absorber des crédits et surtout garantir le retour sur investissements ;
  • Stabilité Judiciaire/Législatif/Sécurisation des Investissements: il nous faut enfin rassurer ou garantir aux investisseurs, la sécurisation de leurs investissements.

Une fois ces préalables forts encrés et renforcés, des projets d’envergures pourront, plus facilement, prendre corps.

Ces projets devront être portés donc par des financements de plus en plus privés afin de soulager le Budget National de Développement (BND) et d’orienter nos ressources vers d’autres priorités comme la santé et l’éducation. Il n’est plus possible pour un pays comme la Guinée de continuer de porter le financement des routes par le BND car même si des prêts sont souvent sollicités auprès des organismes de coopération au développement pour financer les travaux, ces prêts sont ensuite payés et supportés par le Budget et la dette. Ailleurs, ce sont de grands groupes privés de BTP qui financent, construisent et gèrent les grands projets (autoroutes à péages etc…) lorsque les bons indicateurs macro et les préalables cités existent. Nous devons nous inscrire dans cette logique et les préalables cités sont donc impératifs. Et c’est une part entière de la vision du Président de la République.

Le 1er volet de ce que nous allons faire dans un futur proche, des projets d’envergure pensés et conçus pour le présent et le futur,est le renforcement du réseau routier dans nos régions. La vision du Président ici, est effectivement de renforcer la liaison inter-régionale notamment pour le développement du commerce et la mobilité des populations locales. Il s’agira de bitumer très bientôt de nouvelles routes nationales notamment la RN23 Boke-Gaoual, la RN24 Télimélé-Gaoual, la RN5 Labé-Komba, la RN5 Manda-Sintourou Komba, la RN24 Kindia – Télimélé – Gaoual : 280 km et la RN27 Labé-Tougué-Dinguiraye-Siguiri. Pour rappel, tous ces projets sont inscrits dans la vision du Programme National de Développement Economique et Social (PNDES).

Avec le second volet, le Gouvernement souhaite complètement relier notre pays à ses voisins par des routes sures et praticables. La RN1 N’Zérékoré-Yomou- FrontièreLibéria (85km), la RN38 Tintioulé-SabadouBaranaman-Boula FrontièreCôte d’Ivoire (129 km), la RN6 Kankan-Siguiri-Kouremale Frontière Mali en autoroute (212,6 km) et la RN8 Labé-Mali-Kédougou Frontière Sénégal (185 km) sont les tronçons qui sont pris en compte. La RN4 Coyah-Farmoreah Frontière Sierra Leone(70km) est en cours actuellement et la RN3 Boké-Quebo Frontière Guinée Bissau (86 km)a son financement bouclé avec l’Union Européenne et la Banque Africaine de Développement.

La première porte d’entrée de notre pays est Conakry. Nous savons tous le plus grand souci de notre capitale. C’est le flux de circulation quasi concentré à l’intérieur du territoire de la ville qui crée les embouteillages monstresque nous observons.

Notammentdu nordau sudle matinpour la villeet du sudau nordle soir.Quant à la circulation des tronçons déjà généralement étroits, les routes dans la Capitalesontplus chargéescomme la CornicheNord et la route « le prince ». Par ailleurs le flux des camions gros porteurs du Port Autonome vers l’intérieur, s’accroit et va s’accroitre davantage et il y a lieu de trouver de nouvelles formules de circulation et donc de nouvelles infrastructures.

Si l’on s’amuse à faire une étude sur les conséquencessocioéconomiques des embouteillages, on serait tous surpris de ce que la ville, le pays, perd en termes de rendements économiques liés aux déplacements difficiles dans Conakry.

Le Président de la République, Chef de l’Etat souhaite inscrire la Capitale dans une nouvelle dimension qui rentre dans le cadre du développement du Grand Conakry qui prend aussi,entre autres, en compte la viabilisation de la nouvelle zone administrative et commerciale de Koloma Kaporo et le plan de déplacements urbains (PDU). C’est le 3eme volet des perspectives.

Cette volonté se concrétise parde deux gros projets qui ont pourambition d’améliorerle réseauroutierdelaVille de Conakry,d’améliorerlaconditiondutraficà l’intérieur de la Capitale etdecréer de nouveaux accèspour relier les deux sorties du territoire de Conakry que sont Coyah et Dubréka.

Le premier projet est la « route du littoral » qui constitue une autoroutede contournement sud de la ville. Elle va partir de Kaloum en passant par le littoral de la corniche sud (résidence 2000) jusqu’à la sortie au KM36. Cette infrastructure qui sera construite sur financement PPP disposera de 2 péages au moins et passera également en aérien à plusieurs endroits notamment au niveau des mangroves et tiendra compte, naturellement, de la composante environnementale.La construction des échangeurs de KM36 et Kagbelen rentre déjà dans cette option.

Le second projet dénommé pour le moment« Nouvelle Artère Lambayi – Dubréka»est long de 32,21 kilomètres et partira de Lambayi pour finir à Dubréka avec 8 km d’embranchements via les Transversales T8, T10 et une pénétrante au niveau de l’hôpital marocainpour relier à la corniche nord. Le tronçon à construire ira vers le Nord-Est du domaine marécageux de Lambanyi, évitera l’hôpital financé par le Royaume Marocain à l’Ouestet la base navale et traversera la rivière au nord-est de Lambanyi.

En réalisant cesdeux projets, le Grand Conakry aura réglé en grande partie son problème de congestion de la circulation et s’ouvrir vers ses futures grandes banlieues que sont naturellement Coyah et Dubréka.

Le Socle : Illustration de la vision

Distingués invités,

Mesdames et Messieurs,

Pour finir mon exposé, encore une fois, il ne saurait y avoir de réalisations concrètes et durables, sans vision.

Je voudrais vous illustrer lavision que prônele Président de la Républiqueavecsa politique de développement des infrastructures routières.

Comme je l’ai dit plus tôt en début de mon allocution, il ne s’agit pas de construire des routes pour construire. Il s’agit, certes, de construire des routes pour faciliter la mobilité des populations mais aussi et surtout inscrire les projets routiers dans une logique de développement socioéconomique. Nos ressources doivent servir à concevoir ou construire des routes qui doivent nous apporter de la plus-value économique et permettre à notre pays de rivaliser économiquement et apporter le bien-être social aux populations. C’est le socle de cette vision du Professeur Alpha Condé que nous développons depuis 8 ans en réalité.

Pour l’illustrer, prenons l’exemple de l’axe Conakry-Kindia-Mamou-Dabola-Kouroussa-Kankan-Siguiri-Kourémalé long de 789 kmet qui dessert le Mali.

Lorsque nous savons que le Port naturel du Mali est le Port de Conakry et qu’en dépit des longs trajets routiers entre Bamako et Dakar (2730 km en aller-retour) d’une part et Bamako et Abidjan (2344km en aller-retour) d’autre part, les transporteurs maliens préfèrent aller au Port de Dakar et d’Abidjan que de faire un trajet plus court vers Conakry (1828 km en aller-retour) ; la question à se poser est « Pourquoi ? ». Et la réponse est simple :tout simplement à cause du réseau routier ! Au-delà même des frais portuaires ou encore des procédures ou gestion du trafic portuaire, c’est l’état du réseau routier qui en est la cause. Qui parmi vous voudra faire circuler ses camions gros porteurs avec des conteneurs de marchandises sur des routes dégradées avec les risques d’accidents, de pannes, de perte de temps et donc de mauvaises affaires ?

Alors, lorsque le Président de la République enclenche une révolutionpour le développement du Port de Conakry avec l’augmentation des capacités du Port par une concession qui va permettre au Port de disposer de quais en eaux profondes capables d’accueillir des bateaux gros porteurs et donc d’accroitre les importations et exportations et par effets économiques, supprimer les frais supplémentaires et baisser les coûts pour les transporteurs par exemple, le Chef de l’Etat s’assure de ce que les infrastructures routières accompagnent également le processus.

C’est pourquoi, avec une prise en main complète et totale de l’axe Conakry-Kindia-Mamou-Dabola-Kouroussa-Kankan-Siguiri-Kourémaléfrontière Mali qui sera entièrement praticable, la Guinéepourra apporter une sécurité dans le transport des marchandises vers le Mali voire le Burkina Faso et le Port Autonome de Conakry redeviendra le Port naturel du Mali avec toutes les retombées économiques, la création d’emplois etc…. Et cette vision peut se poursuivre avec la construction d’un Port Sec à Kankan qui se trouve encore plus proche de Bamako.

Cet exemple de la vision du Chef de l’Etat est décliné également dans le développement des industries minières et dans les initiatives présidentielles dans le domaine de l’agriculture.

Le Président de la République encore moins ses différents Gouvernement, n’ont et n’auront la prétention que tout a été fait ou bien fait. Mais il est important et crucial que les populations comprennent la logique et la méthode de gouvernance adoptées depuis la 3ème République, en tout cas, dans le secteur des infrastructures routières.

J’aurais dû commencer par là mais j’ai souhaité finir par cette illustration de toute la vision du Chef de l’Etat afin que vous gardiez en mémoire le socle de la politique de développement des infrastructures routières et économiques depuis son avènement au pouvoir.

Et, nous oublions de soumettre à notre analyse sur le bilan du Professeur Alpha Condé, quelques vérités factuelles :

  • Le pays a subi plus de 2 ans d’épidémie Ebola dont les effets continuent encore de sévir sur l’économie nationale.
  • Nous oublions que tous ces investissements et ces efforts ont été faits alors même que notre pays était sous une dette colossale et a dû se résoudre à respecter des contraintes économiques et financières pendant des années.
  • Nous oublions enfin que depuis 2011, plus de 530 jours ont été inutiles pour le développement de ce pays avec des manifestations sociopolitiques qui, tout le monde le sait, empêchent toute activité. Près d’une année et demi perdues donc.

J’espère qu’avec cet exposé, vous avez une meilleure précision sur l’état des lieux de nos routes, une meilleure compréhension de la logique adoptée depuis 2011 sur la nécessité de réhabiliter et de reconstruire l’existant, de poursuivre la construction et le bitumage de nouvelles routes et centres urbains et, surtout, de comprendre la vision du Président Professeur Alpha Condé.

Je vous remercie.

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