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Election des exécutifs communaux : la démocratie à la base se renforce davantage en Guinée (Tribune

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Depuis le 5 octobre, des superviseurs ont été déployés dans les 342 communes urbaines et rurales par le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, pour procéder à l’élection des conseils élus le 4 février 2018 et à l’élection de leurs exécutifs. Cette dernière phase nous a toutefois réservé quelques surprises çà et là.

A Kindia par exemple, la capitale de la Basse Guinée, c’est Mamadouba Bangoura, le candidat de l’UDG de Elhadj Mamadou Sylla, qui s’est fait porter à la tête de la mairie, au nez et à la barbe des deux grandes formations politiques du pays, à savoir le RPG Arc-en-ciel (parti au pouvoir) et l’UFDG, le principal parti d’opposition.

A Kakoni (préfecture de Gaoual), c’est le RPG qui a raflé la mise, au détriment de l’UFDG. Kakoni, faut-il le souligner, est le village d’origine de l’honorable Ousmane Gaoual Diallo, l’un des lieutenants de Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG et chef de file de l’opposition guinéenne. A Dinguiraye, c’est un indépendant qui a été préféré au candidat de l’UFDG pour diriger la commune urbaine. A Macenta, considéré jusqu’ici comme un fief du parti au pouvoir, c’est le candidat de l’UFDG qui a damé le pion à son adversaire du RPG Arc-en-ciel.

A Kaloum, c’est la liste indépendante emmenée par Aminata Touré (fille aînée du premier président de la Guinée indépendante, feu Ahmed Sékou Touré) qui devrait présider aux destinées de cette commune de la capitale qui abrite la haute administration publique (Présidence de la République, Primature, Ministères, BCRG, Port, etc).  Lors des élections du 4 février, dans bon nombre de communes urbaines et rurales de l’intérieur du pays, des listes indépendantes ont fait de bons scores. Il y en a qui sont même parvenues à coiffer des listes présentées par les grands partis politiques. C’est le cas notamment de Boffa, Faranah ou Kintinian (Siguiri).

Au regard de ce qui précède donc, l’on peut dire, avec fierté, que la démocratie est en train de se renforcer dans le pays du Professeur-Président Alpha Condé. Ces élections de proximité viennent prouver qu’un adversaire politique n’est pas un ennemi à abattre à tout prix. Dans certaines circonstances, l’on peut bel et bien tendre la main à un adversaire politique pour travailler dans l’intérêt d’une circonscription donnée ou de la nation tout entière.   

Le professeur Alpha Condé, l’homme qui s’est battu pendant des décennies pour instaurer la démocratie dans son pays continue de poser des actes et de prendre des initiatives pour faire de la Guinée un modèle de démocratie dans la sous-région, voire sur le continent.

Espérons qu’au fil des années et des élections pluralistes, les Guinéens, dans leur écrasante majorité, parviendront à s’accommoder au jeu démocratique et à renoncer à jamais à la violence gratuite comme moyen d’expression politique.

Mohamed Sita Cisse

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