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Tentative de viol au Port : « Les gendarmes ont coupé mes bayas… », raconte F.C

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CONAKRY- Des viols ont-ils été commis au port de Conakry par des éléments des forces de sécurité ? Que s’est-il passé réellement passé ce jour du lundi 10 septembre 2018 ? Alors que cette nouvelle fait grand bruit, les deux jeunes filles qui ont été victimes d’agression viennent de briser le silence.

L’une qui était malade et qui est âgée de 29 ans parle d’une tentative de viol en expliquant avoir été trimballée par un groupe de gendarmes dont un haut gradé. Ces derniers auraient introduit leurs mains dans son pantalon. Elle est encore sous le choc. Atteinte dans sa dignité, F.C que nous avons rencontrée a expliqué les circonstances réelles de cet acte qui a eu lieu dans la journée du lundi 10 septembre au cours d’une rencontre des syndicats du port.

« Il y a un Colonel qui a dit que celui qui bronche un mot on va l’emprisonner. Je lui ai dit que je m’en vais faire ma consultation à l’hôpital. Il dit c’est toi qui insultait le matin. Je lui ai répondu que je me suis disputée avec un collègue. Il dit à ses caporaux de m’embarquer.

Celui qui est venu m’a pris par ma ceinture, il a même fait rentrer sa main dans mon pantalon. J’ai les larmes aux yeux. Ils ont coupé le baya qui était à ma hanche. Quand je pense à cela, ça me fait mal. Ils m’ont trimballé jusqu’au bord de leur véhicule. Celui qui m’avait pris, sa main était dans mon pantalon. Il me tirait.  Il y a une policière et une gendarme qui sont venus pour leur dire d’arrêter. 

Elles ont dit cela n’est pas normal, parce que je ne suis pas en infraction. Elles m’ont demandé de sortir.  Je leur dit la manière que je suis et ce que je ressens, je préfère qu’on m’embarque. Je ne me reproche de rien. Ces dames m’ont pris pour m’envoyer dehors. Ma tension était monté, je suis partie à la clinique pour faire la consultation », a raconté F.C avec une voix tremblante.

Cette demoiselle dit reconnaitre seulement ce colonel parmi ses bourreaux qui étaient tous en masques. Résignée, elle n’envisage pas de porter plainte contre ses bourreaux. «Actuellement, si tu as une bonne relation, même si tu tues une personne tu ne seras pas poursuivi. Je m’en remets à Dieu, il jugera », se résigne-t-elle, tout en promettant de se battre pour sauver son emploi qui est menacé.

« S’ils veulent que nous soyons des prostitués, être dans la rue. Je ne veux pas, j’ai fais des années à l’école pour satisfaire dignement mes besoins et ceux de ma famille. Donc celui qui touche à mon port aura touché à ma vie. Cet acte m’a donné la force de me battre, parce que le bail du port n’est pas bon pour les travailleurs », s’est-elle engagée.

Sous le choc, la seconde victime âgée d’une vingtaine d’années affirme avoir subi une agression de la part d’une dizaine de gendarmes qui tiraient son habit et l’obligea à ôter son t-shirt.  Elle se dit être très touchée d’être torse nue devant du monde. Elle pointe du doigt le même colonel. 

« Je suis sortie (du bureau) pour appeler un beau-frère, juste au niveau du hall.  C’est ainsi qu’on a vu venir une dizaine de gendarmes accompagné par le même Colonel dont je connais le nom. Ils sont venus m’attaquer, en demandant d’enlever mon t-shirt où s’était écrit ne touche pas à mon port.

 Ils ont essayé de tirer le t-shirt et me déshabiller par force. Ils étaient là à crier, il y a les travailleurs qui sont sortis pour intervenir.  Ils m’ont obligé à enlever mon t-shirt. Je suis restée avec mon soutien-gorge. J’étais stressée, par rapport à tout ce qu’ils m’ont fait. Me déshabiller devant tout le monde qui me regardait.  Étant une femme venir se jeter sur moi et me demander d’enlever mon t-shirt, imaginez ça », a dénoncé Mademoiselle D.

  Source : africaguinee.com

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