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Consommation de la Chicha : Un tour à « Dimoh », ce qu’on découvre est étonnant ( reportage)

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La  Chicha devient plus banal à Conakry. Le plus inquiétant c’est que les jeunes de -18 ans récupèrent la consommation du tabac électrique à la barbe des autorités.

Les jeunes adeptes de la Chicha ne s’en cachent plus. Certains coins de Conakry comme « Dimoh (nom d’une boisson NDLR) » au quartier Contéyah, commune de Ratoma deviennent leur zone de ralliement. Ici, les jeunes de 17 à 30 ans y sont fréquents de jour comme de nuit. Dans la matinée, les étudiants d’une célèbre université située à quelques encablures abandonnent les cours et s’exportent sur les lieux, ravissant la vedette. A côté des boissons énergiques et des jus de fruit, la plupart vient pour la consommation de la chicha.

Il est 16 heures, la devanture de « Dimoh » ne se paie pas la mine. Pas d’enseigne mais des engins roulants : véhicules et motos qui encombrent la partie sautent à l’œil. A la rentrée, filles et garçons massés ne s’empêchent pas parfois de petits câlins. Une terrasse bondée du monde accueille le nouveau visiteur que nous sommes. Là, l’on peine à séparer amoureux et consommateurs tellement que l’atmosphère est polluée. A Travers une porte entrouverte, nous nous introduisons à l’intérieur. Dans une grande ambiance de divertissement soutenue par un fond musical de quelques artistes en vogue, les clients du bar, plusieurs dizaines de jeunes garçons et filles concentrés dans un espace d’environ 4m2. Une fumée étouffante sucrée s’y dégage au point qu’on n’a du mal à respirer et à se voir malgré la présence d’une lumière tamisée.

Chacun dans son chacun, le climat frise la débauche. A peine installé, une voix féminine s’adresse à nous pour nous dire ce qui suit : « Monsieur, la location de la Chicha est à 50.000Gnf, à prendre ou à laisser ». La Chicha est la principale offre mais il y a également des rafraichissants, principalement des jus énergétiques qui coûtent 10000Gnf.

A force d’inhaler la fumée, d’un seul coup, une toux s’empare de nous attirant de plus en plus de regards sur nous. L’étranger que nous sommes se tire sur la pointe des pieds laissant le reste de notre commande de jus.

L’Etat reste jusqu’à nos jours passif devant ce danger imminent qui guète la jeunesse. Pourtant, des pays comme le Rwanda, la Tanzanie et le kenya ont récemment interdit la vente et la consommation de la Chicha au risque de s’exposer à des peines d’emprisonnement.

Fumer la chicha est aussi dangereux que fumer une cigarette

Originaire d’Asie et d’Afrique, le principe de la chicha repose sur un mélange de tabac chauffé grâce à du charbon, produisant une fumée qui, après son passage dans un réservoir rempli d’eau, est inspirée par l’usager au moyen d’un tuyau souple.

Chicha = danger ? Selon l’Organisation mondiale de la Santé, une séance de chicha (ou narguilé) d’une heure correspondrait à l’inhalation de la fumée de 100 à 200 cigarettes.

Si la chicha est classée dans la même catégorie que les cigarettes, ce n’est pas un hasard. En effet, la fumée de chicha présente les mêmes dangers que celle des cigarettes classiques. De plus, la fumée moins âcre et associée à des parfums sucrés incite les fumeurs à inhaler plus profondément, provoquant des dégâts importants.

Nous y reviendrons plus en détail dans un reportage avec les jeunes consommateurs dans différents points de vente.

Source : reporterguinee.com

 

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