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Escadron N°3 de Matam : Des journalistes violentés dont Aboubacar CAMARA, cadreur à Gangan TV..

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C’est la quatrième fois de suite que le Cadreur du groupe de presse Gangan TV Aboubacar Camara est victime d’une bastonnade des hommes en tenue, entrainant des blessures corporels comme vous pouvez le constater sur la photo ci-dessus. Le dernier cas s’est déroulé le lundi 31 octobre 2017, lors de l’interpellation du coordinateur général du groupe de presse Gangan Tv, sous prétexte que c’est leur radio qui a diffusé la rumeur faisant état de la mort du président Alpha Condé, la nuit du dimanche au lundi. Pourtant le communiqué diffusé par elle, est très précis, il annonçait la mort de Alseny Sylla dit duplex animateur sur cette la radio Gangan.

Après la vérification de l’élément sonore, les commissaires de la Haute Autorité de la communication la HAC étaient tous unanimes que le dossier incriminé est vide. C’est ainsi qu’après une conférence de presse tenue par les journalistes, Ils ont décidé, main dans la main d’aller libérer leur confrère détenu au PM3 de Matam ou il a été déféré, après avoir passé la nuit en garde à vue à la gendarmerie de Yimbaya.

Arrivé dans la cour de PM3, ils scandaient ‘’liberez Aboubacar Camara le coordinateur ’’ c’est ainsi que les gendarmes ont foncé sur eux pour leur faire sortir par la force. Ils les bastonnaient, les dépouillaient puis les pourchassaient. Cette scène de violence contre les journalistes n’a duré qu’une heure et a enregistré de nombreux blessés et plusieurs matériels de travail endommagés, notamment deux caméras, les dictaphones, les téléphones portables et d’autres objets de valeurs. Parmi les victimes, le cadreur de Gangan Aboubacar Camara a reçu plus de coup de matraque que tout le monde.IL a été molesté par trois à quatre gendarmes provoquant des blessures ouvertes sur son corps et sa caméra a été endommagée au vu et au su de tout le monde .Il a été admis dans un centre de santé le plus proche avec les 4 autres victimes pour les premiers soins. C’est la quatrième fois qu’il subissait ce genre de traitement inhumain par les hommes en tenue. Pour la plupart de personnes, c’est un acharnement contre sa personne

« Ils m’ont trouvé entrain de filmer la scène, dès qu’ils ont vu le logo de Gangan sur la camera, ils sont venus vers moi, sans dire mot, ils ont commencé à me tabasser partout. Ils ont fait jeter ma caméra par terre et marché dessus. Apres, j’ai été admis à l’hôpital pour les soins. Cela fait 4 fois maintenant que les hommes en tenu me mal traite de façon inhumaine le terrain de reportage s »

Dans cette violence mais les femmes n’ont pas été épargnées, Mamata Sanguiana Camara journalistes du goupe de presse Gangan a été aussi victime. «Cinq gendarmes ont couru vers nous, je me suis arrêtée. Ils sont venus attraper mes mèches, mais j’ai courbée la tête. C’est en ce moment qu’un gendarme a pris sa ceinture, il m’a frappé au niveau de l’œil droit. Pour éviter qu’on ne me blesse sur la figure, j’ai baissé la tête. Finalement ils se sont rués sur mon dos en me donnant des coups de poings. Ils ont déchiré ma chemise en menaçant de nous emprisonner. Pendant ce temps, d’autres s’attaquaient à Adama Lamarana, une de nos stagiaires en lui donnant des coups sur le flanc et le dos. Quelques temps après, leur chef est venu intervenir en disant à ses hommes de nous laisser tranquille. Ma respiration s’entrecoupait, on m’a amené d’urgence à l’hôpital où on m’a donné un peu d’air, on m’a massé le dos et administré une injection. D’autres confrères qui sont toujours à l’hôpital doivent faire la radio» a témoigné la journaliste Mamata Sanguiana Camara

Plus loin de celle-là, une autre victime du nom de Alpha Bacar Sank Diallo explique« Un groupe de gendarme est venu nous encercler en nous intimant de sortir. Nous leur avons demandé de nous laisser sortir vers la porte située sur l’autoroute. Ils ont dit non en nous taxant d’être des gens qui ternissent l’image du régime. Arrivé à la porte de sortie, ils ont commencé à faire des exactions sur nous. On a été bastonné, les caméras cassées. Moi j’ai reçu trois coups de matraques au dos. Et une fois dehors, le caméraman d’Evasion a été terrassé par des loubards, ils ont cassé sa caméra ensuite ils ont fait marché une voiture sur la caméra. Ils nous ont pourchassé », témoigne ce journaliste de la radio Global FM. »

Dans cette violence, les journalistes ont enregistré une perte énorme : 2 caméras, 10 dictaphones ont été endommagés. Les blessés ont été transportés à l’hôpital.

Alsény Fadiga

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