Conakry, Capitale mondiale du livre : l’écrivain Bafodé Cissé donne son avis

Conakry, Capitale mondiale du livre : l’écrivain Bafodé Cissé donne son avis

188
0
PARTAGER

Bafodé Cissé est un prévoyant  doublé d’écrivain et d’analyste. Au mois de Juin 2016, ce juriste sortant de l’université  Koffi Annan a signé son premier ouvrage du monde littéraire intitulé : « Destins d’Afrique et des puissances ». Une œuvre composée de 94 pages, huit  chapitres et éditée  par l’ONG ‘’Association des Guinéens pour le Développement et l’Assistance Sociale’’ (AGDAS).

A l’occasion du rendez-vous littéraire : «Conakry, capitale mondiale du livre », nous l’avons approché et il a donné son avis sur les différents aspects pertinents pouvant aider le monde, l’Afrique et la Guinée à résoudre certains problèmes tranchants qui sont entrain de miner les populations. Bonne lecture !

Au de-là de votre prévoyance, vous êtes analyste et écrivain. Quelle analyse faites-vous sur cette organisation intitulée : « Conakry, Capitale mondiale du livre » ?

C’est un plaisir et une satisfaction totale pour moi. Mon analyse se porte sur trois aspects :

-La situation des écrivains et du livre,

-La situation du pays organisateur,

-La situation du monde de façon générale,

Il s’agit à ce niveau un regard attentif et un conseil particulier.  A cet égard, je rends un hommage vibrant à tous les écrivains de la littérature, aux différents mouvements qui ont réalisé leur rêve, c’est-à-dire la lutte pour l’indépendance, contre la traite des noirs, le racisme, pour la liberté et les droits humains.

Aujourd’hui, la plupart des écrivains ne jouent pas correctement leur rôle. Avec tous les maux que les différentes populations traversent actuellement, ces hommes de savoir et d’intelligence doivent continuer la lutte de leurs prédécesseurs. Car, hier, c’était la colonisation et autres mais aujourd’hui, c’est une nouvelle forme de colonisation des hommes politiques avec leurs complices.

C’est pour quoi, comme nous le savons bien, avec toutes ces crises que les pays traversent, ce rendez-vous culturel doit servir de moyens pour établir le bien être de tous.

Avec la présence des experts et hommes de culture de tout genre, il faudrait saisir l’occasion  de donner des cours dans les universités pour conscientiser les jeunes afin qu’ils prennent  leur destin en main. Promouvoir le développement des femmes, établir un dialogue franc et sincère entre gouvernant et gouverné puis entre l’opposition et la mouvance.

Ce n’est pas tout. Mais aussi et surtout analyser la situation guinéenne dans les deux prochaines années afin de situer la responsabilité de ce qui pourra arriver, mettre en garde, conseiller les uns aux autres, de respecter le droit, favoriser le lien. Tout cela au cours de cette cérémonie.

Il faudrait ajouter le caractère d’une mission d’émancipation, de sensibilisation des différents Chefs d’Etats africains, de la population africaine et le reste du monde.

C’est avec tous ces éléments judicieux que cette organisation pourra devenir une réussite éclatante.

Mais très malheureusement, cette mission difficile peut voir l’intérêt de certains en jeux.  Car, le plus souvent, une coopération existe entre les détenteurs des capitaux ou pouvoir et ceux qui doivent dénoncer.

Parce qu’à présent, la faim, la pauvreté, la famine, les troubles sociaux, les épidémies, les guerres et  l’injustice gangrènent de façon la plus négative nos sociétés. C’est pour quoi, aujourd’hui, tous les écrivains doivent se mobiliser comme dans le passé pour dénoncer et encourager le bien être et la paix dans le monde.

C’est une occasion propice  à saisir à travers cette organisation pour régler les problèmes dans le monde et aider les écrivains à vivre mieux de leur métier.

Aujourd’hui, force est de reconnaître qu’on ne peut pas acheter un livre quand on est pauvre. On ne peut pas acheter un livre non plus quand on a faim ou si l’on est malade. Et l’on ne peut pas acheter un livre quand on est en guerre.

L’homme pauvre ou  l’homme qui a faim n’est pas libre. Combattons ces fléaux et favorisons la bonne gouvernance et l’équilibre social.

Il est également d’une nécessité substantielle de penser sur un mouvement d’écrivains  pour  mettre en place une nouvelle forme de littérature selon le contexte actuel.

Bonne chance, bonne lecture et bonne réussite.

www. leverificateur.net

AUCUN COMMENTAIRE

LAISSER UN COMMENTAIRE